{"product_id":"leconomie-de-la-mort","title":"L'économie de la mort","description":"Dans cet ouvrage, Françoise Vergès poursuit son étude de la manière dont la\ncolonisation, le capitalisme racial et l’impérialisme concourent à une économie\nde la mort qui fabrique un monde inhabitable et irrespirable pour la majorité\ndes habitant·es non blanc·hes de la planète. Elle explore le déni structurel des\nbesoins vitaux élémentaires – uriner, déféquer, respirer, se reposer, se\nnourrir, être protégé·e de la pluie, du froid, ou de la chaleur. En s’appuyant\nsur des exemples concrets à travers le monde, elle montre que l’absence de\ntoilettes, de serviettes hygiéniques, d’intimité, mais aussi l’irrespirabilité\net l’inhabitabilité de quartiers et de régions entières, aggravées par les\nguerres et le désastre climatique, sont le résultat de choix politiques et d’une\ndivision historique racialisée entre ce qui est propre et ce qui ne l’est pas.\nLes peuples soumis à la traite et à l’esclavage colonial furent ainsi décrits\ncomme « sales et malodorants » par des sociétés qui, au même moment, déclarent\nl’universalité des droits, l’égalité et la liberté de tous. Très vite, les\npremiers seront cependant assignés au nettoyage, au soin et à l’entretien du\nmonde qui se dit propre. Cette division a engendré le racisme environnemental et\nauto­risé la décharge massive de déchets toxiques du monde riche vers les pays\ndu Sud global ou vers les quartiers où vivent communautés racisées et pauvres au\nNord. Le déni croissant des besoins vitaux élémentaires, la destruction\nd’environnements, l’extermination de peuples s’accompagnent d’une multiplication\nd’enclaves luxueuses construites pour le plaisir et la satisfaction des\nultra-riches où la consommation débridée des ressources au profit d’un petit\nnombre va de pair avec celle de services haut de gamme visant le bien-être et le\nrepos (massages, méditation, nature apaisante, nourriture qui soigne, gourous,\netc.). Le mode de vie impérialiste n’est possible qu’à la condition de priver\ndes communautés de leurs besoins vitaux élémentaires. Pour Françoise Vergès, la\npolitisation des besoins vitaux élémentaires est essentielle dans le processus\nde décolonisation : elle requiert de les émanciper du biologique et du\nphysiologique, et de faire de leur banalité le terrain même des luttes\nantiracistes.","brand":"BELLES LETTRES - BLDD S.A.S.","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58784010076543,"sku":"9782358723183","price":16.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0783\/9114\/8826\/files\/p6gw0fhyJhfD-sOTeSqxX5484YiGQaK1atYlt_wBVsNmHRDn0rZIZw-cover-large.jpg?v=1791968865","url":"https:\/\/librairiemajo.com\/products\/leconomie-de-la-mort","provider":"Librairie Majo","version":"1.0","type":"link"}