{"product_id":"items-2","title":"ITEMS#2","description":"Saehan Parc travaille exclusivement de façon analogique: stylo Rotring,\nnormographes, marqueurs à alcool, découpes manuelles et assemblages par couches\nsuccessives : absolument rien de numérique. Lectrices et lecteurs sont invitées\nà suivre le mouvement invisible du crayon pour mieux s’immerger dans des livres\nqui, bien que tenant dans un tableau restreint – quelques pages, quelques gestes\n– ouvrent sur des mondes immenses. Dans son diptyque Citéville \/ Citéruine,\nJérôme Dubois met en scène une mégalopole déshumanisée par le capitalisme\nsauvage, puis la même vidée d’êtres vivants, sans qu’aucune raison ne nous soit\nofferte. Amateur de jeux de construction et intéressé par leur rapport à la\nmémoire avec les parties sans cesse recommencées \/ sauvegardées, Jérôme Dubois\nnous parle d’effacement et de cette trace précaire que nous laissons de notre\npassage sur terre. Les histoires de Margaux Meissonnier rappellent que l’on peut\nconstruire des univers puissants à partir de peu. Lectrices et lecteurs\nexplorent, attendent, relient les morceaux, comme s’ils avançaient dans un jeu\ncontemplatif où le temps est volontairement ralenti. On pense à l’esthétique de\ncertains jeux vidéo indépendants où le dessin devient atmosphère et qui nous\ninvitent à rejouer la partie encore et encore, à chercher des bonus cachés un\npeu partout, aussi bien dans les vides que dans les silences. Chez Martin\nPanchaud, l’émotion passe par la disposition plutôt que par l’expression, le\nmonde est ramené à son ossature la plus pure. En retirant toute gestuelle, tout\nvisage, l’auteur confie au lecteur ou à la lectrice la responsabilité\nd’interpréter, de recomposer l’humanité des figures. On retrouve ici la logique\ndu jeu de stratégie combinatoire abstrait : un univers sans hasard où chaque\nmouvement a des conséquences prévisibles mais où l’ensemble produit une\ncomplexité émergente. La force grouillante des fresques cendreuses et\nmonumentales de Quentin Spohn se répand sur les murs au risque de submerger\nd’angoisse quiconque s’en approche. A la pierre, à l’organique et au métal,\nl’artiste ajoute des éléments de la culture numérique glanés lors d’une enfance\npassée à zoner dans d’étranges mondes virtuels. Dans ses œuvres, la composition\nen palier des premiers plans n’est pas sans rappeler l’esthétique d’antiques\njeux de plateforme. Dans tout ce déluge de noirceurs, il y a tout de même une\nlueur : celle d’un écran d’ordinateur. Et si, en réalité, les bandes dessinées\nde Léa Murawiec n'étaient pas de simples histoires, mais de véritables machines\nà générer des mondes virtuels ? Chaque ligne, chaque ellipse, chaque décision\nformelle réorganiserait la réalité selon un algorithme fictionnel propre à\nchaque œuvre. Ce qui traverse l’ensemble de l’œuvre de Léa Murawiec, c’est la\nconviction que toute bande dessinée peut devenir un laboratoire où s’invente,\npage après page, un scénario spéculatif de ce que pourrait être le neuvième art.","brand":"SERENDIP LIVRES","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58682452476287,"sku":"9782959566738","price":8.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0783\/9114\/8826\/files\/p6gw0fhyJhdk3X2--HvXymTRJocDxSUJbtBEBp0Hzr3sSAb4ROakpQ-cover-large.jpg?v=1791559044","url":"https:\/\/librairiemajo.com\/products\/items-2","provider":"Librairie Majo","version":"1.0","type":"link"}